Montréal face à la canicule : une solution verte et équitable

CANUE | Montréal face à la canicule : une solution verte et équitablegood-Montreal – DéminéralisationParticipative_École St-Jonathan_CEU_Crédit_Jonathan Bélisle – Photo-Nov 2025

Source de l’image : Ville de Montréal – Jonathan Bélisle

Texte écrit par Kim Perrotta

Le Plan de lutte contre les changements climatiques de Montréal

Adopté en décembre 2020, le Plan climat 2020-2030 de Montréal a été élaboré dans le but de rendre la ville plus verte, plus équitable, plus résiliente et neutre en carbone. Ce plan a été conçu pour atteindre le nouvel objectif climatique de la ville, qui consiste à « réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 55 % d’ici 2030 », et pour permettre à la communauté montréalaise de renforcer la résilience climatique de la ville. Les 52 mesures du Plan de lutte contre les changements climatiques mettront Montréal sur la voie pour devenir une ville résiliente, inclusive et neutre en carbone.

Ce plan s’inscrit dans la continuité du Plan stratégique de Montréal « Montréal 2030 » qui s’articule autour de quatre objectifs clés :

  • accélérer la transition écologique;
  • renforcer la solidarité, l’équité et l’inclusion;
  • renforcer la démocratie et la participation; 
  • stimuler l’innovation et la créativité.

Objectifs et indicateurs fondés sur la nature pour la résilience climatique

Afin de renforcer la résilience face aux aléas climatiques tels que les vagues de chaleur, les fortes pluies et les tempêtes destructrices, le plan climatique engage la ville à « accroître les surfaces naturelles protégées et la résilience des forêts urbaines, réduire les îlots de chaleur, restaurer les berges et favoriser le développement d’une agriculture urbaine saine et dynamique ».

Le plan comprend huit indicateurs qui feront l’objet d’un suivi et d’un rapport annuel. Quatre d’entre eux sont consacrés à l’adaptation climatique de la ville :

  • « Le nombre d’arbres plantés par la ville et ses partenaires, en accordant la priorité aux zones vulnérables aux vagues de chaleur, avec pour objectif de planter 500 000 arbres d’ici 2030;
  • La superficie des terres à protéger en tant qu’espaces naturels ou environnements naturels contribuant à la biodiversité, avec pour objectif de porter cette superficie à 10 %;
  • L’état des risques climatiques, avec pour objectif de réduire la vulnérabilité globale; 
  • La superficie des îlots de chaleur, avec pour objectif de réduire cette superficie. »

Tous ces indicateurs concernent les vagues de chaleur extrême et la résilience à la chaleur de la Ville de Montréal, même si certains comportent des objectifs liés à la biodiversité, aux inondations et à d’autres phénomènes climatiques.

Interventions fondées sur la nature : augmenter la proportion d’espaces verts

« Le plan climatique identifie plusieurs solutions fondées sur la nature qui peuvent accroître la résilience de la ville face à la chaleur », a déclaré Claudia Atomei, conseillère en planification à la Division de l’adaptation, de la résilience et de la biodiversité au sein du Bureau de la transition écologique et de la résilience de la Ville de Montréal. « 

Tout d’abord, la mesure 17.1 vise à mettre en place les moyens nécessaires pour limiter l’utilisation de surfaces artificielles imperméables telles que le pavé et le béton, notamment par le biais de l’urbanisme et de la réglementation. Le Plan d’urbanisme et de mobilité de Montréal vise à augmenter la proportion d’espaces verts de 38 %, actuellement à 40 %, d’ici 2050. Cela contribuera à réduire les températures tout en augmentant l’absorption de l’eau de pluie et de la neige. »

« Cela peut ne pas sembler être un objectif ambitieux, mais ça l’est quand on considère l’ampleur du développement qui aura lieu dans toute la ville au cours des 25 prochaines années et le fait que Montréal est située sur une île dont les limites de croissance sont bien définies », a fait remarquer Rachel Mallet, analyste en géomatique chargée de la recherche sur l’adaptation aux changements climatiques, au sein de la Division de l’adaptation, de la résilience et de la biodiversité de la Ville de Montréal.

« Cette action nécessitera de cartographier les propriétés physiques des matériaux de surface dans toute l’agglomération de Montréal afin d’évaluer leur réflectivité et leur capacité de stockage de chaleur », a précisé madame Mallet. « Nous voulons cartographier ces surfaces afin de pouvoir évaluer la vulnérabilité des différents quartiers aux vagues de chaleur et suivre nos progrès au fil du temps. »

« Deuxièmement, la mesure 17.2 du plan climat vise à accroître les espaces verts dans les zones vulnérables et prioritaires de la ville en encourageant le retrait du revêtement et du béton dans les rues et sur les terrains entourant les écoles, les logements à loyer modéré et les résidences pour personnes âgées », a déclaré madame Mallet.

Interventions fondées sur la nature : accroître la couverture arborée dans les zones vulnérables

Une troisième mesure du plan climat, la mesure 20, impose à la ville et à ses partenaires de planter, d’entretenir et de protéger 500 000 arbres dans les quartiers vulnérables aux vagues de chaleur entre 2020 et 2030. Elle vise à réduire les températures de l’air à l’intérieur et à l’extérieur afin de protéger la population, tout en diminuant les coûts énergétiques, la pollution atmosphérique, les niveaux de bruit et le risque d’inondation.

Les arbres doivent être plantés sur des terrains publics et privés. La ville a réservé des fonds dans son programme décennal de dépenses en immobilisations pour atteindre 50 % de cet objectif et compte sur le secteur privé et les instances gouvernementales supérieures pour financer le reste.

Les arbres seront sélectionnés pour leur résilience climatique et dans le but de favoriser la biodiversité. Des politiques seront élaborées pour donner la priorité à la plantation d’arbres dans les quartiers les plus vulnérables aux vagues de chaleur. La ville soutient les arrondissements en identifiant des sites de plantation potentiels, y compris des sites nécessitant le retrait du revêtement, qui sont très souvent situés dans des îlots de chaleur urbains.

Interventions fondées sur la nature : autres mesures visant à renforcer la résilience face à la chaleur

Le plan climatique comprend plusieurs autres mesures visant à accroître la biodiversité ou la résilience face aux inondations, qui amélioreront également la résilience de la ville face à la chaleur :

  • La mesure 19 engage la ville à faire passer de 6,1 % à 10 % la proportion d’espaces naturels protégés et de zones contribuant à la biodiversité. Pour atteindre cet objectif, la ville crée de nouveaux parcs et des corridors verts reliant les espaces naturels. L’objectif principal de cette action est de favoriser les déplacements de la faune et la dispersion des plantes, mais elle permettra également de rafraîchir les quartiers.
  • L’action 19.2 vise à optimiser la contribution écologique des espaces verts municipaux de manière à favoriser la biodiversité, par exemple en réduisant la fréquence de tonte.
  • L’action 21 engage la ville à restaurer les berges publiques au sein du vaste réseau de parcs et à ajouter des espaces verts et bleus dans la ville qui contribueront à réduire la température de l’air.

« Nous nous efforçons de renaturer les espaces verts de la ville », a déclaré M. Atomei. « Nous encourageons le remplacement du gazon vert tondu de près par des plantes indigènes matures qui ont des racines plus profondes, absorbent davantage d’eau et favorisent une plus grande diversité d’insectes, d’oiseaux et de mammifères. Ce type de végétation a également un effet rafraîchissant plus important sur la température de l’air, en particulier la nuit. »

« Montréal s’est également engagée à devenir une « ville-éponge », dotée de parcs, de rues et de boulevards qui utilisent la végétation et des systèmes de rétention pour absorber et capter les eaux de pluie et la fonte des neiges », a ajouté M. Atomei. « Si ces surfaces et ces structures sont conçues pour gérer les eaux pluviales, réduire les inondations et améliorer la qualité de l’eau, elles contribueront également à rafraîchir la température de l’air. »

Évaluation des risques liés au climat et suivi des progrès

Le plan climatique engage la ville à mettre au point un outil d’aide à la décision permettant d’analyser la vulnérabilité du territoire de l’agglomération de Montréal face aux impacts liés au climat. Cette analyse, qui a été intégrée au Plan d’urbanisme et de mobilité 2050, permet d’identifier les zones les plus vulnérables aux événements extrêmes. Elle sert également à suivre les progrès réalisés à l’aide des indicateurs mentionnés ci-dessus.

« On m’a confié la tâche de développer des outils permettant d’identifier les quartiers vulnérables qui devraient faire l’objet d’une action prioritaire afin de protéger les personnes les plus exposées aux risques liés aux événements climatiques », a expliqué madame Mallet. « L’indice de verdissement, par exemple, s’appuie sur des données relatives aux îlots de chaleur urbains, à l’indice de canopées, aux zones vulnérables à la chaleur pour des raisons de santé telles que l’âge, aux quartiers vulnérables pour des raisons socio-économiques, ainsi qu’aux milieux de vie où les gens habitent ou se rassemblent. Le Service des grands parcs,      du Mont-Royal et      des sports s’en servent, entre autres, pour ajuster son programme de création et d’agrandissement des zones désignées pour la plantation d’arbres. »

Structure de gouvernance de Montréal

La Ville de Montréal et 15 villes reconstituées font partie de l’Agglomération de Montréal, qui assure des services communs tels que le traitement de l’eau, la gestion des déchets et les services de police pour l’ensemble de la région. La Ville de Montréal, qui compte 19 arrondissements, compte environ 1,7 million d’habitants. L’administration centrale à Montréal fournit des données, un soutien en matière de politiques et des financements aux arrondissements, mais ceux-ci peuvent élaborer et mettre en œuvre des programmes et des politiques indépendamment de l’administration centrale, ce qu’ils font effectivement.

Ce projet est réalisé grâce au financement du Fonds municipal vert de la Fédération canadienne des municipalités
et du gouvernement du Canada.

CANUE | Montréal face à la canicule : une solution verte et équitablelogo fcm fr

Gestion des eaux pluviales grâce aux parcs-éponges à Montréal

Source de l’image : Ville de Montréal – Parc Dickie Moore

Texte écrit par Marie-Claude Allard, M.A.

Vue d’ensemble

La Ville de Montréal a lancé un programme en 2021 afin de promouvoir deux volets complémentaires :  les infrastructures vertes drainantes sur rue ainsi que les parcs éponges.  L’équipe responsable pour ces initiatives, dirigée par Marie Dugué, Cheffe de section planification et grands projets, Service de l’eau, avait comme mandat d’outiller, de conseiller, et d’aider au financement aux arrondissements et aux services centraux concernant les infrastructures vertes drainantes sur rue ainsi que les parcs éponges.

Bien que ces deux volets aient été développés simultanément, ils possèdent des caractéristiques distinctes quant à leur échelle et leurs fonctions. Des infrastructures vertes sur rue sont, entre autres, des saillies de trottoir drainantes et végétalisées, situées à un niveau inférieur de la chaussée qui captent et infiltrent les eaux de ruissellement à chaque petite pluie. Leur objectif principal est de réduire les surverses d’égout au fleuve en gérant de petites précipitations. Cela permet aussi le verdissement et la réduction des îlots de chaleur, ainsi que la sécurisation des piétons.

De leur côté, les parcs éponges captent temporairement d’importants volumes lors d’orages violents. L’eau des rues environnantes est dirigée en surface vers une zone à moindre impact (le parc), retenue puis renvoyée à l’égout lorsque la capacité redevient disponible. L’objectif des parcs éponges est de réduire la fréquence d’inondation pour la population avoisinante. 

Évoquant l’épisode d’orages violents vécus à Montréal cet été, madame Marie Dugué explique « À chaque fois qu’il pleut, l’eau rentre dans les puisards de rue. Récemment, on a eu des orages très violents. On en a eu deux en 2024, on en a eu d’autres en 2023, ça fait plusieurs années qu’on vit des événements qui dépassent toutes les statistiques qu’on a habituellement. Et là, dans le réseau d’égouts, l’eau n’arrive plus à rentrer à l’intérieur parce qu’il y a vraiment trop d’eau qui tombe sur la rue. C’est à ce moment-là qu’on vient essayer de diriger ces rivières d’eau qui sont sur les rues vers ces parcs. On veut inonder une zone de moindre impact pour être capable de protéger ou de réduire la fréquence d’inondation des zones résidentielles et commerciales. Donc, on retient l’eau souvent de façon temporaire jusqu’à ce que l’égout ait la place. Ensuite, on retourne l’eau à l’égout. »

Depuis 2022, la Ville de Montréal a mis en œuvre 23 parcs éponges. Voici une liste des cinq plus importants parcs éponges en 2025, ainsi que leur capacité de rétention :

  • Parc Pierre-Bédard / 5 735 000 litres
  • Parc Pilon / 1 373 000 litres
  • Parc à l’intersection des rues Joseph et Dupuis (nom à déterminer) / 1 067 000 litres
  • Parc Howard / 750 000 litres
  • Parc Pierre-Dansereau / 627 000 litres

Pour ce qui est des infrastructures vertes sur rue, depuis 2022 la Ville de Montréal est rendue à 2500 cellules (désignant des unités individuelles ou des modules fonctionnels qui composent un système de gestion des eaux pluviales), construites ou en cours de construction pour un total d’environ 6 terrains de soccer, soit environ 45 000 m².

Des avantages connexes

Bien que ces deux volets apportent du verdissement à la ville et réduisent les îlots de chaleur, un aspect à ne pas négliger dans ce projet a été l’effort et la motivation des équipes. Faisant partie d’un projet qui fait maintenant ses preuves, chaque équipe qui y participe est fière de réaliser une telle initiative. 

Comme l’explique madame Dugué « Ce qui aide beaucoup aussi, c’est quand on a de beaux exemples. Par la suite, les choses arrivent à se mettre en place ». 

Durant cette période, l’équipe de madame Dugué non seulement menait des projets pilotes en milieu urbain, mais réfléchissait aussi de manière stratégique à la façon de poursuivre les actions par la suite. 

Hugo Bourgoin, relationniste médias à la Direction des affaires publiques et du protocole à la Ville de Montréal rajouta « Ce qui est merveilleux avec les parcs éponges ce sont les co-bénéfices 99% du temps, ces espaces servent pour les citoyennes et citoyens. Les enfants peuvent aller jouer, les familles peuvent pique-niquer dans ces parcs, ils s’en servent. Et le 1% du temps où il y a des pluies qui sont trop fortes, où le réseau d’égout ne peut pas fournir, alors le parc est en partie inondé pour accueillir cette quantité d’eau et libérer une partie du réseau d’égout ».

Un objectif maintenant quantifiable

En 2022, la ville s’est donné un objectif quantitatif : construire 8500 m² d’infrastructures vertes sur rue sur la période 2022-2025 et 9000 m3 de rétention dans les parcs pour la même période. 

Ces projets n’auraient pas pu voir le jour sans le financement du Ministère de l’Environnement. En effet, à travers le programme d’économie verte, la ville a obtenu 117M$ pour différents éléments dont 15.5M$ dédiés aux services de l’eau. Cela a permis de monter une équipe d’experts afin d’accompagner les arrondissements et les services centraux réalisant les projets, de produire des outils ainsi que de faire de la recherche. 

Effectivement, comme l’explique madame Dugué, ces projets sont intersectoriels : « C’est sûr que les porteurs de projets sont les arrondissements, la plupart du temps. Soit les arrondissements, soit le service central qui est en fait le Service de l’urbanisme et de la mobilité. Le Service des grands parcs et des sports aussi est propriétaire de ces espaces-là et initie aussi le projet, mandate les consultants ou fait la conception à l’interne et supervise les travaux par la suite. Mon équipe est là vraiment en soutien pour accompagner ces équipes dans l’intégration de la gestion de l’eau. Un des acteurs intéressant est le Bureau de la transition écologique et de la résilience qui nous aide justement dans la recherche de financement ou pour accroître différents bénéfices ». 

Finalement, les autres sources de financement sont venues des Fonds municipal vert, du PRAFI (Programme de résilience et d’adaptation face aux inondations) et du PGDEP (Programme pour la gestion durable des eaux de pluie) qui sont des programmes du Ministère des affaires municipales ainsi que le FAC (Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes) qui est un programme fédéral.

Approche de mise en oeuvre

Pour permettre de bien analyser l’environnement à traiter dans le projet, l’équipe a utilisé des données topographiques. Cela a permis d’évaluer les pentes de rues, les bassins drainés vers un parc ainsi que les zones de cuvette vulnérables. 

Comme l’explique madame Dugué « C’est sûr qu’il faut comprendre qu’on a pris une approche très opportuniste, qui est peut-être un peu différente des autres municipalités. C’est-à-dire que la ville fait énormément de travaux de réfection pour entretenir ses actifs, entre autres ses actifs d’égout et d’aqueduc sous les rues. Donc, on reconstruit toute la rue avec les égouts et les aqueducs et on travaille aussi beaucoup à la réfection de nos parcs. Alors, à chaque fois qu’il y avait des travaux qui étaient prévus, on voulait tenter d’intégrer de la gestion de l’eau le mieux possible ». 

L’objectif est de mieux comprendre les zones de cuvette dans la ville pour vérifier les zones les plus vulnérables. Par la suite, les ouvrages construits dans la base de données de Montréal sont répertoriés en vue de la gestion d’actifs.

Défis et gouvernance

Dans ce projet, le défi principal est de former et de coordonner une multitude d’acteurs à l’échelle des 19 arrondissements. Ces acteurs peuvent être par exemple des planificateurs, des architectes paysagistes, des ingénieurs, des équipes de plans et de devis, des entrepreneurs, des personnes travaillant en services d’entretien, ainsi que des professionnels externes. L’équipe interrogée doit donc consolider et coordonner l’ensemble de ces acteurs, ce qui peut révéler être un défi en soi. 

Cependant, afin de renforcer les capacités des acteurs impliqués dans ce projet, des outils ont été mis en place. Environ 200 formations ont été dispensées à l’échelle de la ville ainsi que des webinaires internes et externes sur la planification et la conception, ceux-ci développés par le Conseil régional de l’environnement. Pour ce qui est des outils publiés, des catalogues, des listes de vérification pour la conception et les chantiers ainsi que des vidéos documentant l’entretien ont permis d’accompagner les personnes concernées. 

Rayonnement et échange externes

Le projet de parcs éponges à Montréal attire beaucoup de visites et de partage d’expériences. 

En effet, de nombreuses municipalités québécoises ainsi que des pays dont la Corée du Sud et la Nouvelle-Zélande sont intéressés par ce projet : « On participe aussi à des groupes de travail pancanadiens pour être capable de partager nos expériences. On est allé dernièrement à Singapour aussi sur invitation pour présenter nos projets. Il y a un certain rayonnement qui se fait à travers ça», explique madame Dugué.  

Les commentaires des citoyennes et citoyens de la Ville de Montréal à l’égard des parcs éponges sont en général très positifs. Il y a une appropriation croissante de ces espaces par la population. 

Toutefois, l’enjeu actuel qui plane sur ce projet, un enjeu que l’on pourrait qualifier de défi, est la forte popularité de ce projet : « Nous sommes en fait victimes de notre succès! La charge de travail augmente de façon importante », affirme madame Dugué. 

Il en ressort que le succès des parcs éponges et des infrastructures vertes sur rue dans la Ville de Montréal démontre une approche innovante où les communautés d’ici et d’ailleurs peuvent s’en inspirer. Avec cet intérêt grandissant, il sera intéressant de voir où apparaîtront de nouvelles collaborations afin de bâtir un avenir urbain plus durable. 

Ce projet est réalisé grâce au financement du Fonds municipal vert de la Fédération canadienne des municipalités
et du gouvernement du Canada.

CANUE | Gestion des eaux pluviales grâce aux parcs-éponges à Montréallogo fcm fr